ASSOCIATION RÉGIONALE RHÔNE ALPES UNITÉ AMATEUR (UARA)

Notre plaisance

Chers amis,

Il y a quelques jours, j’ai trouvé chez un bouquiniste de Newhaven un livre de Clare FRANCIS : Come Hell or High Water 1. Si ce nom ne vous dit rien, c’est la femme qui est arrivée première des femmes dans l’OSTAR de 1976, gagnée par Eric TABARLY sur son Penduick VI. Elle finit 6 ème dans sa classe (Classe J). Elle en fait un récit drôle, tendre et sans complaisance des ses 38 jours de mer. Bref, j’ai dévoré le bouquin !

Ce qu’elle raconte éveille tant d’échos dans nos souvenirs de navigation…

Le mal de mer, la fatigue, le manque de sommeil, le brouillard, le gros temps… Tout ce qui nous fait dire « Plus jamais ! » Comme elle avait choisi de faire une route orthodromique, celle du Titanic, elle avait à affronter le mauvais temps, éviter les icebergs et, dans l’épais brouillard, les collisions avec les nombreux chalutiers (français, espagnols, portugais, anglais, russes, japonais…) qui écumaient encore les bancs de Terre neuve pour piller les bancs de morue .

C’était avant le GPS et les pilotes automatiques ; l’âge des régulateurs d’allures et de la radiogonio.. Un récit bien écrit, plein d’humour et de dérision envers elle-même qui est émouvant. Depuis elle est devenue romancière, après une ultime course autour du monde.

C’est ce que le livre de Clare Francis m’a fait revivre.



Et vous ? Vous qui avez été membre de l’Unité Amateur, qui avez rêvé de grandes traversées ou de paisibles navigations côtières… Que sont nos amis devenus ?

L’aventure a-t-elle été belle ? Continue-t-elle ? Etes-vous passé à tout autre chose 
?

Avez-vous passé votre passion à vos enfants ? Pour moi, mes filles ont bien aimé les croisières mais aucune n’a manifesté le désir de continuer.

Depuis sa fondation en 1974, la navigation de plaisance a bien changé autant que le monde change. La construction amateur n’a plus grand sens au vu d’un marché d’oc-casion pléthorique. La rénovation est presque aussi compliquée que la construction pour celui qui n’est pas très manuel. La location est abondante (mais pas les prix) ! Bref, la plaisance est devenue plus chère, plus règlementée, plus compliquée administrativement… Son élan démocratique d’après guerre (vaurien, corsaire, maraudeur, école des Glénans ) semble s’épuiser. Loisirs Nautiques a fait faillite et une construction intégrale devient un exploit.

L’Unité Amateur Rhône-Alpes continue son petit bonhomme de chemin avec son site www.uara.fr et sa page Facebook.

.Comme secrétaire, sans bateau, de l’Unité Amateur, le bureau m’a demandé de vous contacter « pour faire l’historique de notre association ». C’est pourquoi, je me permets de vous envoyer un petit questionnaire pour nous faire plaisir. Toute réponse de votre part sera bienvenue.
Je vous souhaite de longues et heureuses années de navigation ou sinon, de bons souvenirs !

UARA vôtre !

PS – Mon ami César sur sa goélette « Isabelle » ,à Bandol a navigué jusqu’à 77 ans. Il a du arrêter pour des problèmes de vue. Lorsque nous nous sommes revus à Genève, il avait 84 ans et toujours aussi enthousiaste de vivre…
Il m’a dit « Georges, de temps en temps, un souvenir me revient alors je ferme les yeux et je voyage dans ma tête ! ».


Pour nos futurs historiens :

Votre nom (facultatif)

Votre âge actuel (facultatif)

Arrivée à l’UARA ?

nombre d’années à l’UARA ?

Votre projet au départ ?

nombre d’années à le réaliser ? Pourquoi ?

Vos navigations ?

Genre de navigation (seul, en famille, avec des amis, côtière, loisirs, traversées)

Et ensuite ?

Ce que vous n’avez pu faire ?

Ce que vous aimeriez faire ?

Et maintenant ?

Votre bateau ?

Satisfait ?

Correspondant à votre programme ?

Les bonnes idées que vous avez-eu pour l’améliorer ?

Vos plus grands plaisirs de navigation ?

Les pires idées que vous avez-eu ? (A éviter)

Vos plus grands déplaisirs de navigation ?
Que vous a apporté l’UARA ?

Ce qui n’a pas marché avec l’UARA ?

Qu’avez-vous apporté à l’UARA ?

Ce que vous en pensez ?

1 ou 2 photos  seraient les bienvenues?

1 If you say that you will do something come hell or high water, you mean that you are determined to do it, despite any difficulties that there might be:

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